LABORATOIRE DE PROTECTION DES PLANTES
Au cours de leur développement, les cultures sont soumises à des attaques d’origine biotique et abiotique qui affectent leur croissance et leur survie. Bien que diverses méthodes de lutte soient disponibles, il est souvent difficile de justifier une intervention de lutte en absence d’un diagnostic fiable de l’anomalie observée chez une culture donnée, d’ou l’intérêt de la création d’un laboratoire de protection des plantes au siège de l’ORMVA du Tadla.
Le laboratoire de protection des plantes a été crée au siége de l’ORMVA du Tadla en 2002 afin de permette d’identifier avec précision les problèmes d’origine cryptogamiques et entomologiques, auxquels les cultures sont sujettes au niveau de la région du Tadla. Pour lancer les activités de ce laboratoire sur des bases solides, l’Office a travaillé dans le cadre de convention d’assistance technique avec les institutions spécialisées à savoir l’IAV Hassan II et l’ENA de Méknes. Cette assistance a consisté à la formation des cadres et techniciens de l’Office et à l’acquisition du matériel nécessaire aux analyses et l’assistance au fonctionnement du laboratoire en question à partir de l’année 2003.
Le laboratoire vise l’amélioration des services rendus aux agriculteurs en matière de protection phytosanitaire des cultures pratiquées au Tadla et ce par : - La réalisation d’analyses pour identifier les champignons phytopathogènes , les ravageurs animaux et les
Trois types d’analyses sont effectués au niveau du laboratoire à savoir : - Analyses des maladies cryptogamiques engendrées par les champignons phytopathogenes;
Depuis son démarrage en octobre 2004, le laboratoire a reçu régulièrement des échantillons de plants malades des différentes cultures installées au périmètre du Tadla et de spécimens d’ennemis animaux et végétaux. Il a permis ainsi depuis cette date, de traiter un total de 560 échantillons pris sur des plantes malades appartenant à 18 espèces végétales et 35 spécimens d’ennemis composés d’insectes, d’acariens, d’adventices, d’escargots,etc..). Les analyses et le diagnostic visuel ainsi effectués ont permis de classifier ces ennemis par ordre d’importance comme suit : Champignons phytopathogenes (70.5%) ; Ravageurs animaux (11.4%) ; Virus (7%) ; Bactéries (1%) ; Nématodes (1%); Adventices nuisibles (2.3%) ;facteurs abiotiques (6.8%) . Pour les genres de champignons responsables de maladies, 22 genres ont été isolés à partir des plantes malades des différentes espèces végétales. Les genres les plus rencontrés classés par ordre d’importance sont les suivants: Fusarium ; Rhizoctonia, Alternaria et Stemphylium.
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