EXPLOITATION DES RESEAUX D’IRRIGATION
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La Stratégie suivie en matière d’exploitation a pour objectif:
L’utilisation efficiente de la ressource en eau en concertation avec les différents partenaires ;
La régularité du service de l’eau ;
La promotion des techniques à économie d’eau par l’amélioration de l’efficience des systèmes d’irrigation ;
L’Organisation et implication des usagers dans la gestion des ressources en eau;
La viabilité de l’environnement. Dans le périmètre irrigué du Tadla.
- A. Programmation de l’utilisation des ressources en eau en concertation avec les différents partenaires
L’ORMVA du Tadla adopte 2 approches pour arrêter le programme des irrigations et son exécution :
Approche Participative qui consiste à l’implication et la participation des différents utilisateurs des
eaux agricoles : chambres d’agricultures, Associations des usagers d’eau Agricole AUEA, organisations
professionnelles à travers des réunions de concertation pour l’élaboration du projet du programme
d’exploitation des ressources en eau disponibles comportant les superficies des cultures à réaliser
ainsi que les dotations en eau correspondantes.
Approche Technique qui repose sur l’établissement et le suivi du bilan hydrique des différentes
cultures et par dates de semi respectives en vue de la prévision et le pilotage des irrigations en
relation avec les données climatiques collectées au niveau des stations agro-climatiques de l’ORMVAT.
| SCHEMA DES DIFFERENTES ETAPES DE L’ELABORATION DU PROGRAMME D’IRRIGATION |
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- B. Distribution de l’eau d’irrigation
La distribution de l’eau d’irrigation est réalisée sur la base d’un calendrier comportant des tours d’eau
généralement hebdomadaires au profit de 27000 agriculteurs à travers un réseau d’irrigation d’une
importance de l’ordre de 3000 km. Cette opération est exécutée au niveau du terrain par les trois
Arrondissements de gestion des réseaux des Béni Amir, Béni Moussa Est et Béni Moussa Ouest sur la
base des consignes de gestion élaborées au niveau du siège du DGRID.
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Le schéma suivant illustre les différentes étapes de l’opération de distribution d’eau d’irrigation
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Les dotations annuelles distribuées au périmètre du Tadla ont accusé un déficit très marqué par rapport
au plan Directeur en raison des conditions de sécheresse et régression des apports d’eau au niveau des
Barrages Bin El Ouidane et Ahmed El Hansali.
Durant les 6 dernières campagnes la dotation moyenne distribuée au périmètre est de 560 Mm3 par
campagne agricole, soit un déficit moyen constaté de 45 % par rapport au plan Directeur .
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L’élaboration des programmes hebdomadaires de distribution est caractérisée par l’abondance des calculs
manuels et de transcription de données avec risque d’erreurs. Le personnel chargé de l’opération de
distribution connaît une réduction en raison des départ à la retraite ce qui affecte la qualité et la continuité
du service eau.
En effet une application informatique a été conçue en interne en vue de garantir la qualité de la programmation
des irrigations et de fiabiliser la facturation des dotations d’eau consommées par les usagers, l’utilisation de
l’application de gestion du tour d’eau a connu une extension à l’ensemble des centres de gestion des réseaux
du périmètre depuis 2005/2006.
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Cette informatisation a permis l’optimisation des moyens humains par le regroupement de zones pilotes de
distribution de l’eau d’irrigation pour passer de 48 à 29 zones, soit une augmentation du ratio d’encadrement
de : 2200 ha et 550 usagers à 3100 ha et 930 usagers. Actuelement, 22 zones ont été regroupés et le
personnel de distribution concerné a été doté de véhicule, d’ordinateur portable et d’indemnités afin d’être
efficace dans l’exécution de son activité.
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- C. Mise en oeuvre d’une approche de contrôle de la distribution et de la facturation
Mise à jour l’ensemble de l’arsenal procédural relatif à la distribution de l’eau d’irrigation ;
Renforcement du des contrôles inopinés diurnes et nocturnes du réseau de distribution pour assurer
l’équité de répartition des dotations, fiabilité de la facturation ;
Ces mesures ont permis d’aboutir à une régression substantielle des réclamations des usagers et des infractions
à la police des eaux :
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- D. Recouvrement de la redevance d’eau d’irrigation
pour l’amélioration du taux de recouvrement se résument comme suit :
Contractualisation des relations avec les nouveaux locataires des terres domaniales, collectives et privés ainsi
que les agriculteurs retardataires soldant leurs créances au delà de la date d’échéance qui s’élèvent à 2500
contractuels couvrant une superficie de 13400 hectares ;
Modulation des dettes relatives aux exercices antérieurs ;
Recours à la procédure du recouvrement forcé;
Mesure de la coupure d’eau d’irrigation ;
Mise en place d’un contrat pour l’obtention du carnet d’usager d’eau d’irrigation pour relancer la mise en valeur
des exploitations endettées et améliorer le recouvrement relatif aux parcelles soumises aux litiges entre
cohéritiers ;
Identification des créances facturées à tort et celles à proposer à l’admission en non valeur ;
Informatisation des régies de recettes ;
Regroupement des régies de recettes qui ont passés de 26 à 15 régies.
Ainsi, le taux de recouvrement des créances de la redevance en eau de l’encours a été maintenu à un niveau
supérieur ou égal à 98% (déduction faite des sociétés d’état) depuis 2004 et par conséquent la réduction montant
du reste à recouvrer.
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Les créances antérieures de la redevance en eau ont passé de 73 Millions dhs en 2000 à 32 Millions dhs en 2008.
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- E. Partenariat dans la gestion des ressources en eau
La création d’un espace institutionnel de concertation et de dialogue avec les usagers ;
L’implication progressive des usagers dans les différentes activités relatives à la gestion de l’eau et l’entretien
des réseaux.
Au niveau de la zone d’action de l’ORMVAT, 36 associations sont crées au niveau de la grande hydraulique regroupant
15300 adhérents sur une superficie de 50 000 hectares et 19 associations au niveau de la Petite et Moyenne
Hydraulique PMH regroupant 3970 adhérents sur une superficie de 7014 hectares.
Ces AUEA participent actuellement aux activités suivantes :
Concertation au niveau de la programmation des opérations de maintenance et leur plan d’action ;
Participation à toutes les instances de prises de décisions qui se rapportent à la gestion de l’eau au niveau
de l’ORMVAT
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Les associations d’usagers d’eau agricole AUEA sont organisées comme suit :
Union des Beni Amir;
Union des Beni Moussa Est;
Union des Beni Moussa Ouest;
Union de la PMH;
Une fédération.
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- F. Promotions des techniques à économie d’eau
exploitations agricoles. De ce fait, cette demande agricole ne peut être comblée qu’à travers l’utilisation des systèmes
à économie eau.
Dans ce cadre plusieurs actions pour la promotion des techniques à économie d’eau ont été réalisées :
La mise en place d’une structure spécialisée, chargée de l’étude et de suivi des projets d’équipements des
exploitations en système d’irrigation à économie d’eau ;
L’organisation des salons professionnels d’irrigation ;
Large sensibilisation des agriculteurs à l’adoption des techniques à économie ;
Le développement des métiers et des profils pour l’installation et le suivi de ses systèmes ;
La création et l’encadrement de l’association Tadla de l’irrigation localisée (ATIL);
Lancement des études de faisabilité de la reconversion des systèmes d’irrigation sur une superficie de
50 000 ha dans le périmètre des Beni Moussa ;
La superficie aménagée en système à économie d’eau s’élève à 10658 ha au 31-12-2008.
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- G. Préservation de la qualité des ressources en eau et en sol
le recyclage des eaux salées par pompage et les rejets des unités agroindustrielles et urbains conjuguées à
des périodes de sécheresse chroniques entraînent à la longue la dégradation de la qualité des sols et des eaux.
L’identification de l’ampleur des problèmes soit de surface liés à la qualité des sols et des eaux de surface,
soit souterraines liés à la nappe phréatique constituent les actions de base entreprises par l’ORMVAT en matière
de protection de l’environnement, à travers la mise en place d’un réseau de suivi et de contrôle de la qualité des
ressources.
L’observatoire de la qualité de l’environnement qui se compose de :
100 puits pour le suivi de la qualité et du niveau piézométrique des eaux souterraines;
17 Sites pour le suivi de la qualité des eaux de surface (Eaux d’irrigation, eaux de drainage, rejets);
40 Parcelles pour le suivi de la qualité des sols.
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Paramètres de suivi :
Eaux de surface et souterraines
– Niveau de la nappe phréatique;
– Salinité des eaux souterraines;
– Teneur en nitrate des eaux souterraines;
– Bilan ionique.
Sols
– Salinité des sols;
– Bilan ionique de l’extrait de la pâte saturée;
– pH du sol;
– Teneur en matière organique;
– Taux de sodium échangeable.
Fréquences d’observation :
– 6 fois/an pour les eaux de surface et souterraines;
– 2 fois/an pour le sol.
Elaboration de cartes thématiques des paramètres suivis, dans le laboratoire du système d’information
géographique et de télédétection qui assure le traitement et l’interprétation cartographique des résultats
de suivi.
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Traitement des données pour ressortir des courbes d’évolution des paramètres suivis dans le laboratoire du
système d’information géographique et de télédétection qui assure le traitement et l’interprétation
cartographique des résultats de suivi
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Les résultats de l’observatoire sont communiqués, aussi bien, aux organismes régionaux et nationaux, qu’aux
structures terrain pour information, sensibilisation et mesures à prendre en relation avec l’évolution des
paramètres étudiés.
Réalisation d’un recensement exhaustif des puits et forage au niveau du périmètre irrigué du Tadla, durant
l’exercice 2006, en collaboration avec le projet SIRMA, pour approcher l’utilisation des ressources en eaux
souterraines par les agriculteurs (8000 dispositifs de prélèvement).
Outre ces actions entreprises en matière de suivi de la qualité des ressources, l’ORMVA du Tadla a mis en place un
observatoire de suivi des exploitations équipées en système d’irrigation localisée composé de quarante
exploitations.
A travers cet observatoire, sera étudiée l’évolution des caractéristiques du sol en fonction de la qualité de l’eau
d’irrigation, dans le but d’approcher l’impact de l’irrigation localisée sur les caractéristiques du sol.
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- H. Projets de partenariat
scientifiques dans le cadre des projets de partenariat visent à développer le savoir faire scientifique du personnel
de l’Office et de bénéficier de l’expérience des autres partenaires en matière de recherche dans le domaine de la
gestion des ressources en eau :
« L’optimisation au niveau des communautés, de la gestion de la rareté des ressources en eau en agriculture dans
la région de l’Asie de l’Ouest et l’Afrique du Nord (WANA) ».
Objet : Irrigation de complément dans le site pilote du Tadla au Maroc ;
Financement assuré par l’ICARDA ;
Intervenants : ICARDA, INRA, ORMVA du Tadla ;
Durée : 2004- 2008.
2-Projet AQUASTRESS
Objectif : « Atténuer les pénuries en eau à travers des instruments techniques, de gestion, économiques et
institutionnels »
Financement : Commission Européenne ;
Intervenants : IAV Hassan II, ORMVAT et Institutions Européennes et Maghrébines ;
Durée : 2004-2009.
L’organisation de visites des agriculteurs à Tadla et à Souss Massa.
3- Projet SIRMA : « Economie d’eau en Systèmes Irrigués au Maghreb »
Objet : Projet de recherche qui vise le développement des outils de gestion par la mise en place d’un réseau
pluridisciplinaire et d’expérimentations à partir des relations et d’expériences existantes ;
Financement : Ministère des Affaires Etrangères – France ;
Intervenants : Institutions relevant du pays du Maghreb qui œuvrent dans le domaine de la recherche en
économie de l’eau ;
Durée : 2004-2009.
4 – Projet WADEMED
Objet : » Base de connaissances sur la gestion de la demande en eau en Méditerranée « ;
Financement : Union européenne ;
Durée du projet : 2003-2006.
5-Projet QUALIWATER
Objet : » La gestion de la salinité et de la pollution nitrique en agriculture Méditerranéenne » ;
6- Projet de coopération Région Wallonie Bruxelles / Maroc
Objet : » La gestion et surveillance de la qualité des sols et des eaux en Zones irriguées : cas du Tadla »;
7- Convention de coopération dans le domaine de la télédétection et des systèmes d’information géographique
avec la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de Béni Mellal et l’Université Ottawa de Canada. Cette
convention a portè sur l’étude de la variation spatiale des réponses spectrales en relation avec les
caractéristiques physico-chimiques du sol ..
8- Convention de partenariat ORMVAT_Agence Urbaine et Conseil Provincial pour la mise en place d’un
système de suivi de l’extension de L’urbanisme dans la Province de Beni Mellal.
























